Lettre de recommandation : à qui la demander et que doit-elle contenir ?
Une bonne lettre de recommandation présente l'élève aux universités à travers le regard d'un professeur. Voici comment la demander, et comment la rédiger.

Une lettre de recommandation apporte aux universités ce que vos notes ne montrent pas : le regard d’un professeur sur votre façon de penser, de travailler et de vous comporter avec les autres. Beaucoup d’universités et de bourses en demandent une ou deux, et certains systèmes parlent plutôt de « référence ». Quelqu’un d’autre écrit la lettre, mais vous gardez la main sur beaucoup de choses : la personne choisie, le moment de la demande et les informations que vous fournissez. Ce guide présente d’abord les étapes pour l’élève, puis une structure simple pour l’enseignant.
Pourquoi la lettre de recommandation compte
Les équipes d’admission lisent beaucoup de dossiers avec des notes proches. Une bonne lettre les aide donc à voir la personne derrière les chiffres. Elle confirme ce que vous dites de vous-même, et elle ajoute des détails que seul un professeur connaît, par exemple votre façon d’aborder une tâche difficile. C’est pourquoi les lettres de recommandation figurent aussi dans notre liste pour étudier à l’étranger.
Les règles varient selon les systèmes. Au Royaume-Uni, par exemple, votre lycée rédige une seule référence pour votre candidature UCAS. UCAS demande qu’elle reste factuelle, précise et concise, selon son guide sur les références. Beaucoup d’universités américaines demandent plutôt des lettres d’un conseiller et d’un ou deux professeurs. Les universités et les bourses européennes, elles, fixent leurs propres règles. Lisez donc les consignes de chaque dossier avant de solliciter quelqu’un.
À qui demander une lettre de recommandation ?
La meilleure lettre de recommandation vient d’une personne qui vous connaît bien et qui a vu votre travail récemment. Ainsi, la lettre détaillée d’un professeur de l’an dernier vaut plus qu’un mot rapide d’une personnalité qui vous connaît à peine.
- Un professeur d’une matière liée : idéal pour votre filière, par exemple votre professeur de physique pour une école d’ingénieurs.
- Un enseignant qui vous a vu progresser : s’il vous a suivi après un départ difficile, il peut raconter une belle histoire.
- Votre conseiller d’orientation ou le proviseur : utile quand le dossier demande l’avis de l’établissement.
- Un entraîneur, un responsable de club ou d’association : bien pour une deuxième lettre sur votre caractère et votre engagement.
Évitez la famille et les amis de la famille, car l’université attend un avis indépendant.
Quand et comment la demander ?
Demandez tôt. Un mois avant la date limite est un minimum, et six semaines sont plus confortables, surtout à l’automne.
D’abord, faites la demande de vive voix, puis envoyez un e-mail court et poli. Par exemple, demandez au professeur s’il se sent à l’aise pour écrire une lettre « solide » pour vos candidatures en ingénierie. Cette formulation lui laisse une porte de sortie s’il ne peut pas vraiment vous soutenir. Ainsi, vous évitez une lettre tiède.
Ce qu’il faut donner à votre professeur
Pour rédiger une bonne lettre de recommandation, l’enseignant a besoin d’informations claires. Envoyez-lui donc un document court avec :
- La liste des universités ou des bourses, les dates limites et le mode d’envoi de la lettre.
- Votre CV ou la liste de vos activités (voir notre guide sur les activités extrascolaires).
- Un brouillon de votre projet d’études ou de votre lettre de motivation.
- Deux ou trois qualités que vous aimeriez voir dans la lettre, chacune avec un exemple que le professeur a observé.
- Le formulaire ou les questions que l’université envoie aux auteurs de lettres.
Une semaine avant la date limite, envoyez un rappel aimable. Après les résultats, écrivez un mot de remerciement et dites à votre professeur quelles universités vous ont accepté.
Comment un enseignant rédige une lettre de recommandation
Si vous êtes enseignant, cette structure simple garde la lettre claire et juste. Visez environ une page, sauf si le système impose une autre limite.
L’introduction : votre rôle et votre lien avec l’élève
Indiquez qui vous êtes, ce que vous enseignez et depuis quand vous connaissez l’élève. Par exemple : « J’enseigne la chimie à [Prénom] depuis deux ans et je l’encadre au club de sciences du lycée. »
Le corps : deux ou trois qualités avec des preuves
Choisissez des qualités utiles pour la formation, comme la curiosité, la persévérance ou l’esprit d’équipe. Puis prouvez chacune par un moment précis. Une lettre de recommandation devient convaincante lorsque chaque qualité s’appuie sur un fait. « Elle pose de bonnes questions » reste faible. En revanche, « Quand notre expérience a échoué, elle l’a reconçue chez elle » est fort.
Le contexte et la comparaison
Si votre établissement l’autorise, comparez l’élève à ceux que vous avez eus en classe. Écrivez par exemple « l’un des élèves les plus autonomes de mes classes cette année ». Mais n’écrivez que des comparaisons que vous pouvez honnêtement défendre.
La conclusion : une recommandation nette
Terminez par une phrase directe, comme « Je recommande [Prénom] sans réserve pour ce programme ». Ajoutez ensuite votre fonction, votre établissement et vos coordonnées.
Exemples de phrases pour une lettre de recommandation
Les enseignants peuvent adapter ces phrases originales à chaque élève :
- En classe, [Prénom] relie souvent des idées venues de matières différentes.
- [Prénom] a pris en charge la partie la plus difficile de notre projet de groupe et l’a terminée en avance.
- Ses écrits ont progressé régulièrement, ce qui montre comment elle utilise les retours.
- Ses camarades se tournent vers lui lorsqu’ils ne comprennent pas un exercice.
Évitez les éloges vagues comme « travailleur et gentil » sans exemple, car ils n’apprennent presque rien au lecteur.
Les erreurs fréquentes des élèves
Une lettre de recommandation faible commence souvent par une demande trop tardive. Évitez donc ces erreurs :
- Demander la lettre une semaine avant la date limite.
- Choisir le professeur au titre le plus prestigieux plutôt que celui qui vous connaît le mieux.
- Écrire la lettre soi-même et demander au professeur de la signer.
- Oublier de transmettre la date limite ou les consignes d’envoi.
- Ne pas remercier la personne ensuite.
Comment ILEAP accompagne élèves et établissements
Dans les écoles partenaires d’ILEAP, l’accompagnement individuel aide les élèves à construire leur liste d’universités et à choisir à qui demander une lettre. Le coaching d’orientation et le plan de développement sur 90 jours leur donnent aussi des objectifs clairs à partager avec leurs professeurs. Les établissements qui veulent un programme d’orientation structuré peuvent découvrir le programme ILEAP ou devenir partenaire d’ILEAP.
Questions fréquentes
L’élève peut-il lire sa lettre de recommandation ?
Cela dépend du système. Certaines candidatures demandent si vous renoncez à votre droit de lire la lettre. Beaucoup d’élèves y renoncent, car une lettre confidentielle a souvent plus de poids.
Combien de lettres de recommandation faut-il ?
En général d’une à trois, selon l’université et le pays. Lisez bien les consignes de chaque dossier, et n’envoyez pas de lettre en plus si le dossier ne le permet pas.
Un professeur peut-il écrire une lettre de recommandation en anglais s’il enseigne dans une autre langue ?
Oui, à condition que la lettre soit claire et sincère. Certains enseignants demandent l’aide d’un collègue pour l’anglais. D’autres écrivent dans leur langue, puis ajoutent une traduction officielle si l’université l’accepte.



